Les Justes parmi les Nations : JEANNE JAUQUET

Jeanne Jauquet, est infirmière et assistante sociale, née le 08 juillet 1905 et décédé le 13 février 1966 à Soissons. En 1979, elle reçoit le titre de Juste pour la nation.

Biographie 

Jeanne Jauquet est assistante sociale et infirmière de l’École de Strasbourg. En 1929, elle sera médaillée d’argent par la ville de Metz pour son courage et son dévouement à la suite d’une grave épidémie. Elle quitte ensuite la Lorraine pour diriger la clinique chirurgicale du docteur Lemarchal à Laon.
Jeanne Jauquet arrive à Soissons en 1936 pour exercer en tant qu’assistante sociale au dispensaire départemental. Dans son appartement elle cache et protège des fugitifs traqués par les Allemands. Elle y accueille également deux jeunes mères, qu’elle aide avec une grande bienveillance, soignant leurs enfants comme s’ils étaient les siens. Elle ouvre aussi sa porte aux malades qui ne peuvent se rendre au dispensaire.

En 1936, elle s’installe à Soissons pour exercer au dispensaire départemental. Dans son appartement de trois pièces, elle offre refuge à des fugitifs traqués par les Allemands. Elle y accueille aussi deux jeunes mères, soignant leurs enfants comme les siens, et ouvre ses portes aux malades incapables de se rendre au dispensaire.

Dès l’Occupation en juillet 1940, Jeanne rejoint la Résistance. Elle commence par récupérer des armes et des postes émetteurs sur les champs de bataille, et devient l’une des premières membres du réseau « VÉRITÉ », né en septembre 1940 sous forme d’un journal clandestin fondé par Julien Lafaye et Jehan de Launoy, avant d’évoluer en véritable réseau.

En tant qu’infirmière-chef, elle dispose d’un véhicule de service, qu’elle transforme en outil de lutte. La malle arrière est aménagée pour dissimuler des prisonniers évadés ou des réfugiés, leur permettant de franchir discrètement la ligne de démarcation ou de regagner la zone interdite. Elle réussit à faire passer plus d’une centaine de personnes, leur fournissant aussi de faux papiers, des vêtements et toute l’aide nécessaire à leur fuite.

Elle utilise également sa voiture pour assurer la liaison postale entre la sous-préfecture de Soissons et la préfecture de Laon. Avec le soutien de l’abbé Cordier, vicaire à Laon, elle organise entre le 22 novembre 1940 et le 13 janvier 1941 l’évasion d’une centaine de prisonniers de la citadelle de Laon, les aidant à rejoindre la zone libre.

Son réseau de résistance comprend M. Descamp, capitaine de gendarmerie arrêté puis exécuté en 1941, et M. Pluche, garagiste déporté pour avoir entreposé des armes et des journaux clandestins. Grâce à la discrétion de ses actions, Jeanne échappe à la rafle qui décime son groupe. Elle se rend ensuite au garage Pluche pour détruire les documents compromettants avant qu’ils ne tombent entre les mains de l’occupant.

Toujours guidée par son humanité, elle vient en aide à un collègue juif hongrois, le docteur Gabriel Fried. Elle héberge sa femme et ses enfants, et lui procure un faux certificat de baptême ainsi qu’une carte d’identité. Grâce à elle, il parvient à s’enfuir vers Paris le 9 octobre 1942. Elle choisit ensuite de reprendre son métier d’infirmière, fidèle à son engagement au service des autres.

Distinctions

Après la Libération, Jeanne Jauquet est décorée de la Croix de Guerre, accompagnée d’une citation à l’ordre de la Nation signée du Général de Gaulle.
Après sa mort, le conseil municipal de Soissons le 5 octobre 1970 lui rend hommage en attribuant son nom à une nouvelle rue desservant un lotissement.

Le 25 mars 1979, Yad Vashem – Institut International pour la Mémoire de la Shoah, décerne à Jeanne Jauquet, le titre de Juste parmi les Nations. Être reconnu comme « Juste parmi les Nations », c’est avoir procuré, au risque conscient de sa vie, de celle de ses proches, et sans demande de contrepartie, une aide véritable à une ou plusieurs personnes juives persécutées par l’occupant nazi. En France, 76.000 personnes ont été déportées.

Cet article est le résultat des recherches menées par les élèves du lycée Léonard de Vinci dans le cadre de la cérémonie d’hommage aux Justes parmi les Nations du Soissonnais, organisée le vendredi 2 mai 2025.

A cette occasion, les tombes des Justes ont été mises à l’honneur par une plaque commémorative dans le cimetière de Soissons, avec le soutien du Comité Français pour Yad Vashem et le siège du Souvenir Français. 

En savoir plus : https://www.yadvashem.org/fr.html

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